35. Guignolée, fin de vie, surpopulation et congrès politique

Cette semaine, j’ai passé la guignolée pour l’organisme où je fais du bénévolat. À priori, je n’ai pas d’atomes crochus avec ce genre de collecte, mais… l’expérience a été enrichissante, même s’il s’agit tout de même d’une activité épuisante, un peu comme lorsque j’enseignais. Je m’efforçais d’être bien présent, ouvert à tout le monde et à la tâche que j’accomplissais : aller à la rencontre des flots de gens sortant du métro, leur sourire — sans attentes particulières — en déclamant sommairement et régulièrement le but de notre guignolée, persister et rafraîchir continuellement la présentation malgré le bien peu de participation…

Jeune femme faisant la charité. Léon Bonnat, 1863.

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34. Retraite santé et vertiges d’avenir

Jour 8 de ma retraite santé : méditation et compagnie

Ce matin, j’ai peut-être favorisé une fin de vie meilleure à une mouche. 😊 J’ai pris une gorgée d’eau pour avaler une pilule, il y avait autre chose dans le verre, je l’ai ôté vivement et envoyé au fond de l’évier. Là, j’ai aperçu la mouche. Je l’ai bougé un peu, du bout du doigt, et elle vivait. Je l’ai pris doucement. Je me suis dirigé dehors. J’ai soufflé un peu d’air chaud sur ses ailes en espérant l’aider un peu. Puis, je l’ai déposée doucement par terre, dans la nature, en espérant pour elle une fin de vie meilleure… Voilà.

Bien sûr, je n’en sais rien de ce qui peut constituer une vie agréable pour une mouche. Je ne sais même pas si elles sont en mesure de ressentir de telles émotions. Je me dis que c’est possible… La plupart des animaux que j’observe ressentent certaines émotions comme la peur ou le contentement. Par exemple, lorsqu’un chat ronronne, il est clairement content, n’est-ce pas ? Je me dis que ce n’est pas impossible qu’il en soit aussi ainsi des poissons ou des insectes… Ce n’est pas parce ces derniers sont tout petits, et moins à mon échelle, que les possibilités sont inexistantes. Allez donc savoir si cette mouche n’avait pas une vie sociale et affective, et si elle ne s’en allait pas rejoindre sa famille ! Enfin, nous sommes parfois arrogants de croire que seules nos vies peuvent avoir du sens et de l’importance…

À votre échelle. Photo : Benoît Guérin, 2018.

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33. Gros nuages et perspective merveilleuse

Occurrence ténébreuse #1. Photo : Benoît Guérin, 2019.

Gros titre du journal ce matin : « La planète se dirige vers la catastrophe. » Au lendemain de ma rencontre avec Béatrice, au pays des merveilles, mettons que ça place quelques nuages dans le ciel. Le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) explique qu’un an après l’Accord de Paris, les efforts des pays signataires sont nettement insuffisants pour espérer demeurer sous le seuil minimal d’augmentation de la température fixé à 2 degrés Celsius. Il nous prévient — une fois de plus ! — que, si la tendance se maintient, nous pavons le chemin d’un avenir misérable à des centaines de millions de personnes. Des centaines de millions de personnes ! ☹ Continuer la lecture

32. Les trois ciels de la solidarité

Après deux reports de date de rendez-vous, je vais enfin retrouver Béatrice pour travailler un peu sur son projet. L’automne est chargé et notre dernière rencontre d’été, où Réal était des nôtres, a été plutôt légère.

Nous avons rendez-vous dans un grand café, près de chez nous. Il fait encore un peu soleil en cette fin d’après-midi du début novembre et j’ai pris une longue marche dans le quartier avant de me rendre au café. Attablé depuis une quinzaine de minutes près d’une fenêtre ensoleillée, je respire un bon coup en regardant passer les gens et virevolter les feuilles… Béatrice arrive et me salue cordialement. Toujours aussi souriante, mais peut-être un peu moins pétillante ? À moins que ne projette ma fatigue à moi en la regardant ! Qui sait…

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31. Apaisement de la douleur, objets durables et réalité non virtuelle

Je viens tout juste de terminer la relecture de mon manuscrit. J’y ai apporté de multiples corrections et modifications. C’est la deuxième fois que je fais ce travail depuis le début de l’écriture, l’hiver passé. La première fois, j’avais trouvé la démarche lourde et j’en étais ressorti dépité, avec une faible appréciation des chapitres travaillés. J’avais repris toutefois mon bâton de pèlerin pour continuer la rédaction quotidienne que mon intuition me suggérait…

L’écrivain réactionnaire. Eugène Delacroix, 1821.

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30. Don Quichotte et bénévolat chez les sans-logis

Mon bel hidalgo. Voilà l’inscription que ma blonde avait apposée sur l’enveloppe de ma carte d’anniversaire. J’ai d’abord été charmé par la consonance du mot hidalgo et son arrimage avec le bel adjectif. La lecture des mots d’amour de ma blonde a achevé de me faire fondre et c’est dans cet état de grâce privilégié que j’ai déballé son cadeau. Il s’agit d’un magnifique livre « relié en pleine peau (en cuir) dorée à l’or fin 23 carats ». Je sais, ce n’est que l’enrobage mais, croyez-moi, tout le livre est exceptionnellement conçu et agréable à manipuler autant qu’à lire !… Le livre est intitulé Don Quichotte de la Manche. Ce roman a été écrit par Miguel de Cervantes et fut publié à Madrid en deux parties, en 1605 et 1615. Son titre original était L’ingénieux Hidalgo (gentilhomme) Don Quichotte de la Manche.

Don Quichotte dans sa bibliothèque. Gustave Doré, 1863.

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29. Rentrée automnale et assemblée politique

Ma rencontre avec Gabriel a imprégné ma conscience. Tous ces souvenirs et projets laissés derrière, sur le pavé du temps, refont surface. Interrogations et contemplation… Souvenirs furtifs ou rappel à la vie ?…

Je poursuis mes activités automnales à travers ces occurrences du MAPES Monde surgies du passé, maintenant en filigrane dans mon esprit… Avec l’automne qui s’installe, j’augmente graduellement les activités liées au mieux-être (le mien comme celui des autres !) : méditation, exercices, assouplissements, démarches pour trouver un nouveau bénévolat (en itinérance ?), assiduité en entraide et retour d’implication (surtout exploratrice) en politique. Lorsque de belles journées ensoleillées, fraîches et colorées se présentent, je prends un peu de temps pour m’immerger dans leurs riches parfums naturels… J’aimerais tellement un jour aider le plus grand nombre de gens possible à accéder à de telles conditions de vie, bien en phase avec la nature…

Pause d’automne. Photo : Benoît Guérin, 2017.

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28. Gabriel dans l’œil des tempêtes et du MAPES Monde

C’est à travers l’écran diaphane de ces pensées aigres-douces, où la magnificence de la nature s’amalgame à nos écarts de conduite, qu’est apparu Gabriel, le pas lent et franc, sourire aux lèvres : « Monsieur… » dit-il, en inclinant un peu la tête en gage de salutation. Cher Gabriel ! Son geste théâtral témoigne de son amour du monde de la télévision et du cinéma où il a œuvré comme assistant à la réalisation. Il aime faire de la figuration pour des films et assister à des enregistrements d’émissions de télévision l’enchante ! Petit fossé entre nous, car je n’aime guère ces milieux-là et lui, les adore. Par contre, nous aimons tous deux plusieurs des sujets abordés dans ses émissions de prédilection.

Le voyage dans la lune. Georges Méliès, 1902. (Viméo 15:36)

En complément : Qui est Georges Méliès (8:38)

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27. Défis d’amour : différences, distance et animaux

Le fil de mes idées se reforme lentement et je songe à Gabriel… Je me dis, sourire en coin, qu’il ne faut surtout pas que je l’allume avec les propos ou prévisions que je viens de lire, car il est bien capable d’exploser avec la moitié moins de carburant pour l’alimenter ! Je souris en évoquant cette idée… bien plus liée au passé qu’à l’actuel Gabriel d’ailleurs.

Tolérance et enrichissement

Même par le passé, Gabriel n’a jamais été un bloc d’un seul matériau. Probablement que son orientation sexuelle marginale a planté, d’emblée, un décor plus nuancé. La plupart des gens à l’orientation sexuelle non-dominante passent par des ruisseaux ou même des rivières de larmes !… Gabriel a beau être flamboyant, toute la peine liée à l’intransigeance répandue – même chez nous – envers les différences a su le garder les pieds bien sur terre et le cœur bien irrigué.

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26. Silicon Valley : l’immortalité et l’intelligence artificielle

J’attends Gabriel, assis sur un banc de parc tout près d’un petit lac artificiel d’où jaillit doucement et continuellement l’eau d’une fontaine… Le vent dans les feuilles des arbres autour bruisse tout doucement… 

Dans l’eau de la fontaine. Photo : Benoît Guérin, 2019.

La température est plutôt fraîche et il fait soleil. Les riches odeurs de la nature embaument l’air. De tels effluves nourrissent et apaisent profondément. Je suis arrivé plus tôt que l’heure de rendez-vous, afin de profiter de ce parc magnifique… 😊 …

Je viens tout juste de lire un texte dans une revue mensuelle sur des gens de la Silicon Valley qui influencent grandement le monde. Il paraît que certains seront bientôt 1000 fois milliardaires. Wow ! Je pense à Béatrice et à son projet d’émission sur le sujet… C’est fou, la progression de ces grandes fortunes : un seul milliard dans les poches d’une personne représente probablement plusieurs milliers de personnes, dépochées ! ☹

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