30. Don Quichotte et bénévolat chez les sans-logis

Mon bel hidalgo. Voilà l’inscription que ma blonde avait apposée sur l’enveloppe de ma carte d’anniversaire. J’ai d’abord été charmé par la consonance du mot hidalgo et son arrimage avec le bel adjectif. La lecture des mots d’amour de ma blonde a achevé de me faire fondre et c’est dans cet état de grâce privilégié que j’ai déballé son cadeau. Il s’agit d’un magnifique livre « relié en pleine peau (en cuir) dorée à l’or fin 23 carats ». Je sais, ce n’est que l’enrobage mais, croyez-moi, tout le livre est exceptionnellement conçu et agréable à manipuler autant qu’à lire !… Le livre est intitulé Don Quichotte de la Manche. Ce roman a été écrit par Miguel de Cervantes et fut publié à Madrid en deux parties, en 1605 et 1615. Son titre original était L’ingénieux Hidalgo (gentilhomme) Don Quichotte de la Manche.

Don Quichotte dans sa bibliothèque. Gustave Doré, 1863.

Continuer la lecture

29. Rentrée automnale et assemblée politique

Ma rencontre avec Gabriel a imprégné ma conscience. Tous ces souvenirs et projets laissés derrière, sur le pavé du temps, refont surface. Interrogations et contemplation… Souvenirs furtifs ou rappel à la vie ?…

Je poursuis mes activités automnales à travers ces occurrences du MAPES Monde surgies du passé, maintenant en filigrane dans mon esprit… Avec l’automne qui s’installe, j’augmente graduellement les activités liées au mieux-être (le mien comme celui des autres !) : méditation, exercices, assouplissements, démarches pour trouver un nouveau bénévolat (en itinérance ?), assiduité en entraide et retour d’implication (surtout exploratrice) en politique. Lorsque de belles journées ensoleillées, fraîches et colorées se présentent, je prends un peu de temps pour m’immerger dans leurs riches parfums naturels… J’aimerais tellement un jour aider le plus grand nombre de gens possible à accéder à de telles conditions de vie, bien en phase avec la nature…

Pause d’automne. Photo : Benoît Guérin, 2017.

Continuer la lecture

28. Gabriel dans l’œil des tempêtes et du MAPES Monde

C’est à travers l’écran diaphane de ces pensées aigres-douces, où la magnificence de la nature s’amalgame à nos écarts de conduite, qu’est apparu Gabriel, le pas lent et franc, sourire aux lèvres : « Monsieur… » dit-il, en inclinant un peu la tête en gage de salutation. Cher Gabriel ! Son geste théâtral témoigne de son amour du monde de la télévision et du cinéma où il a œuvré comme assistant à la réalisation. Il aime faire de la figuration pour des films et assister à des enregistrements d’émissions de télévision l’enchante ! Petit fossé entre nous, car je n’aime guère ces milieux-là et lui, les adore. Par contre, nous aimons tous deux plusieurs des sujets abordés dans ses émissions de prédilection.

Le voyage dans la lune. Georges Méliès, 1902. (Viméo 15:36)

En complément : Qui est Georges Méliès (8:38)

Continuer la lecture

27. Défis d’amour : différences, distance et animaux

Le fil de mes idées se reforme lentement et je songe à Gabriel… Je me dis, sourire en coin, qu’il ne faut surtout pas que je l’allume avec les propos ou prévisions que je viens de lire, car il est bien capable d’exploser avec la moitié moins de carburant pour l’alimenter ! Je souris en évoquant cette idée… bien plus liée au passé qu’à l’actuel Gabriel d’ailleurs.

Tolérance et enrichissement

Même par le passé, Gabriel n’a jamais été un bloc d’un seul matériau. Probablement que son orientation sexuelle marginale a planté, d’emblée, un décor plus nuancé. La plupart des gens à l’orientation sexuelle non-dominante passent par des ruisseaux ou même des rivières de larmes !… Gabriel a beau être flamboyant, toute la peine liée à l’intransigeance répandue – même chez nous – envers les différences a su le garder les pieds bien sur terre et le cœur bien irrigué.

Continuer la lecture

26. Silicon Valley : l’immortalité et l’intelligence artificielle

J’attends Gabriel, assis sur un banc de parc tout près d’un petit lac artificiel d’où jaillit doucement et continuellement l’eau d’une fontaine… Le vent dans les feuilles des arbres autour bruisse tout doucement… 

Dans l’eau de la fontaine. Photo : Benoît Guérin, 2019.

La température est plutôt fraîche et il fait soleil. Les riches odeurs de la nature embaument l’air. De tels effluves nourrissent et apaisent profondément. Je suis arrivé plus tôt que l’heure de rendez-vous, afin de profiter de ce parc magnifique… 😊 …

Je viens tout juste de lire un texte dans une revue mensuelle sur des gens de la Silicon Valley qui influencent grandement le monde. Il paraît que certains seront bientôt 1000 fois milliardaires. Wow ! Je pense à Béatrice et à son projet d’émission sur le sujet… C’est fou, la progression de ces grandes fortunes : un seul milliard dans les poches d’une personne représente probablement plusieurs milliers de personnes, dépochées ! ☹

Continuer la lecture

25. Richesse virtuelle et problèmes de santé

Hier j’ai fait une petite virée à vélo matinale à destination de mon café de prédilection. J’y ai discuté assez longuement avec l’un des habitués avec qui j’aime bien échanger. En apercevant le titre du manuscrit que j’écris actuellement La fin des milliardaires, il s’est exclamé, à la blague : « Tu veux me faire disparaître ! » En fait, il n’est vraiment pas riche, mais beaucoup d’aspects reliés à la finance et l’économie l’intéressent. Je sais qu’il doit prendre soin de quelques placements afin d’assurer sa subsistance à la retraite, mais je crois qu’il aime aussi réfléchir et approfondir ces sujets, simplement.

Café de la paix. Constant Korovine, 1939.

Ce qui rend nos discussions intéressantes ? Malgré certaines divergences de point de vue, nous avons en commun des façons de vivre et intérêts fondamentaux : entraide, méditation, étude du fonctionnement de l’esprit et tenter de vivre avec le plus de bonté possible ! 😊

Continuer la lecture

24. André, Gabriel et l’infini

Aujourd’hui, c’est jour de transition après un séjour à l’extérieur. Trois grandes journées de retraite santé chez ma sœur : méditation, yoga, exercices physiques et étude du fonctionnement de l’esprit. Ces longues heures d’entrainement, souvent difficiles, ont fait leur œuvre, car de salutaires intuitions ont émergé, comme c’est si souvent le cas : des suivis à faire avec des gens de mon entourage, quelques ajustements de discipline de vie qui se précisent, de nouvelles avenues d’exploration qui se dessinent et même quelques nouvelles pistes de travail dans mon écriture, là où je sentais particulièrement le vague à l’âme, il n’y a pas si longtemps. Que je suis chanceux d’avoir rencontré ces moyens habiles pour m’aider à vivre de façon beaucoup plus satisfaisante ! 😊

Continuer la lecture

23. Coups de théâtre du quotidien et rencontre d’été

J’avais complètement oublié ma rencontre de ce soir avec Béatrice et Réal ! Bercé dans le rythme de l’été, je me suis endormi, peu à peu, en délaissant l’agenda comme si la journée s’allongeait à travers les semaines…

Ces jours-ci, je prépare un peu mon séjour chez l’une de mes sœurs. Depuis quelques années, je vais souvent chez elle, pendant ses vacances d’été. Je m’occupe de sa maison, de ses plantes et surtout, de son chat. C’est un peu comme un échange de services, car j’en profite habituellement pour faire une petite retraite santé. Je change de décor et je décroche du quotidien. Je me ressource en faisant des pratiques liées à la méditation : attention, contemplation, yoga, étude du fonctionnement de l’esprit, exercices physiques, etc. Je prends le temps de vivre, en dehors du tictac des rendez-vous et des activités quotidiennes. Certaines années je médite plus et d’autres moins, mais j’en profite toujours pour me déposer au moins pas mal plus que je ne le fais normalement au quotidien.

[…] – Évidemment ! dit le Chapelier avec un signe de tête méprisant. J’imagine que vous n’avez jamais adressé la parole au Temps !
– Peut-être pas, répondit prudemment Alice, mais je sais que je dois compter les temps quand j’apprends la musique.
– Ah ! ça explique tout, dit le Chapelier. Le Temps a horreur d’être compté. Alors, que si seulement vous restiez en bons termes avec lui, il ferait tout ce que vous voulez. […]

Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, chapitre 7. Paris : Édition Générale Française, 2009. Édition et traduction de Laurent Bury. Illustration Sir John Tenniel.

Continuer la lecture

22. Page blanche et images multicolores

Je me souviens d’une chanson que j’adore. Elle s’intitule Le lac multicolore. Cette magnifique chanson, d’un auteur-compositeur bien de chez nous, évoque avec moult images colorées le monde tel que vu à travers les yeux de l’enfance. Plus particulièrement, l’auteur nous renvoie aux souvenirs des épisodes de l’enfance pavés par notre imagination. Des moments où le monde prenait des allures magiques, alimentées par les tournures des histoires qu’on y concoctait. Des histoires comme celles qu’Alice tricotait, au pays des merveilles. Dans cette chanson, l’auteur questionne : Qu’as-tu fait des petits riens que l’enfance dore ?…

Le lac multicolore. Photo : Benoît Guérin, 2018.

Continuer la lecture