Près de trois années se sont écoulées depuis ma dernière série de chroniques : AMOUR ET CRÉPUSCULE, considérations terminales d’un moineau privilégié.
Au fil des dernières années, j’ai envisagé de nouvelles avenues pour raviver et mettre à jour les principaux ouvrages qui me tiennent à cœur : La fin des milliardaires, Le Vaisseau dort et le MAPES Monde. C’est de ce processus que sont nés trois livres électroniques en série.
Trois ouvrages, une série
J’ai d’abord revisité les trois ouvrages attentivement pour voir si j’en ressentais toujours la pertinence. Cet examen s’est avéré positif.
Le projet qui m’apparait le plus essentiel, c’est le Mouvement Amour, Paix et Environnement Sain pour tout le Monde, le MAPES Monde. Malgré sa simplicité apparente, je crois que c’est le projet qui pourrait avoir les effets les plus rapides, stimulants et considérables pour résoudre les problématiques de notre époque et relever les défis actuels. Je travaille encore actuellement aux possibles développements de ce Mouvement visant l’unification des humains pour la paix et un environnement sain sur notre planète.

Quant au manifeste poétique intitulé Le Vaisseau dort, il s’agit d’une pose imaginative et réflexive qui vise à stimuler notre envie d’action pour aider le monde actuel à survivre et à mieux vivre. L’ouvrage se déploie avec en filigrane le célèbre poème d’Émile Nelligan, Le Vaisseau d’Or.
Pour ce qui est de La fin des milliardaires, il s’agit d’une vaste avenue médiatique qui peut aussi permettre de surmonter les grands défis humanitaires et environnementaux. Cet ouvrage n’a jamais été présenté dans son intégrité. Les chroniques qui le composent ont été diffusées sur mon blogue en alternance avec d’autres publications. Dans ce récit, c’est l’histoire d’Alice au pays des merveilles qui fait écho occasionnellement aux diverses situations.
Ces trois ouvrages ont été produits successivement et ils représentent des facettes différentes d’un même chemin ou d’une même quête qu’il est possible de synthétisée ainsi : Paix et environnement sain pour tous. C’est le nom que porte cette série.

Des ouvrages en livres électroniques
Hormis quelques versions papier artisanales du guide de présentation du MAPES Monde et du manifeste poétique Le Vaisseau dort, les trois ouvrages n’ont jamais été disponibles autrement qu’à travers des publications morcelées et périodiques sur mon blogue.
Pour les rendre accessibles dans des formats unifiés, et peut-être ainsi leur donner un nouveau souffle ou même une nouvelle existence, le livre électronique (ebook) autoédité s’est avéré la voie la plus prometteuse.
Il s’agissait tout de même d’une démarche substantielle et pour y arriver, j’ai fait comme tant d’autres personnes, j’ai travaillé avec Claude : l’intelligence artificielle d’Anthropic, disponible en ligne.
Cela m’a permis de centraliser les questionnements relatifs aux nombreux défis techniques qui se sont présentés : optimiser le traitement des textes et le format des images ; concevoir des pages couvertures en fichiers images (JPEG) ; générer des sommaires interactifs ; transformer les documents WORD en EPUB ; publier sur les plateformes en ligne ; etc.
Parallèlement aux défis technologiques, j’ai revu graduellement la forme de chacun des documents pour unifier les propos, les images et les fonctionnalités propres aux livres électroniques. J’ai aussi mis à jour les diverses références et, surtout, les avenues d’action proposées.

Dans la prochaine section, je vous présente des extraits de chacun des livres électroniques accompagnés des liens pour les télécharger gratuitement sur Internet Archive, si ça vous dit. Vous pouvez aussi retrouver gratuitement les trois livres sur d’autres plateformes en ligne : Kobo, Apple, Barnes and Noble et autres.
Finalement, si vous voulez simplement jeter un coup d’œil à la présentation de la série des livres, c’est sur Amazon que celle-ci me semble le plus claire, mais les livres y sont malheureusement vendus à faible coût, car je ne pouvais choisir l’option de la gratuité. Voici le lien qui mène à cette présentation : Paix et environnement sain pour tous. (3 book series) Kindle Edition
Le Guide de présentation du MAPES Monde
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L’humanité n’a jamais été unifiée.
De nous jours, on parle souvent de l’interdépendance de tout ce qui existe sur notre planète comme étant une évidence. Nous savons que nos économies sont interconnectées internationalement. Les négligences écologiques locales peuvent avoir des répercussions néfastes partout ailleurs. De tout cela, nous discutons de plus en plus largement sur Terre.
Nos organisations politiques sont toutefois encore fermement et presque exclusivement, constituées en pays — séparés. En fait, la plupart des penseurs politiques trouvent irréaliste d’envisager une formation politique mondiale.
Une nouvelle ère s’impose
Peut-être envisageons-nous simplement une organisation politique de l’humanité trop vaste ou trop formelle. Un gouvernement mondial au-delà des pays est probablement irréaliste à mettre en place, au moins à court terme. Mais une mouvance mondiale unifiée politiquement autour de valeurs de base communes pourrait, quant à elle, exister et s’agrandir graduellement.
Une telle mouvance pourrait fort bien influencer les dirigeants des divers pays, si elle prenait une ampleur suffisante. Certains dirigeants nationaux pourraient vouloir travailler à mettre en place un fonctionnement mondialement unifié pour assurer la paix et un environnement sain, au-delà des intérêts particuliers de chacun des pays dominants. Cela pourrait se faire dans une ONU revampée ou par d’autres moyens.
Si toutes les personnes qui désirent donner priorité à vivre en paix dans un environnement sain unissent leurs voix, de façon régulière et soutenue, pour se faire entendre de partout sur la planète, cela pourrait créer un courant de confiance encourageant et stimulant.
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Les langues multiples : barrière ou tremplin ?
Pour tendre des passerelles de communication entre des pays aux systèmes politiques souvent très différents et entre des personnes aux croyances très diversifiées, il faut établir des échanges extrêmement respectueux des différences. En fait, il faut par-dessus tout nous en tenir aux valeurs que nous avons en commun. Les langues diverses sont toutefois un enjeu important qu’il est utile d’examiner d’un peu plus près.
Les échanges ou activités autour des valeurs communes peuvent plus aisément avoir lieu dans groupements de personnes de langues communes, mais il semble essentiel de vite tracer aussi des ponts de communication entre plusieurs langues si nous voulons créer un Mouvement pour tout le Monde. La langue anglaise sert souvent de langue commune d’accès aux organisations communautaires ou environnementales, car les ressources ne permettent souvent pas de fournir des traductions multiples de qualité. Cette langue permet de rejoindre une grande partie de l’humanité et il ne faut pas négliger cela, mais nous devons au moins tendre vers une accessibilité plus grande, dans la mesure du possible. De nombreux moyens, souvent gratuits, sont disponibles pour faciliter de tels échanges. Des logiciels de traductions écrites simultanées sont très avancés et ceux de traductions verbales avancent à grands pas.
Il s’agit d’un bon défi, mais il s’inscrit très bien dans l’air du temps. De plus, il y a un caractère exotique non négligeable qui se dégage des langues qu’on ne parle pas. Il peut être fascinant et fort agréable de créer des liens avec des personnes qui, jusqu’à très récemment, nous paraissaient inatteignables pour échanger directement. La barrière apparente des langues diverses pourrait rapidement se transformer en un formidable élément attractif ou un tremplin pour le Mouvement.
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La représentation visuelle de nos valeurs de base sur un drapeau peut bien sûr aussi servir de point d’ancrage à nos ré-unions, quelles que soient les langues impliquées.

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Le Vaisseau dort, manifeste poétique.
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Le Vaisseau d’Or était effectivement de Nelligan, Émile
Et une aura, il semble bien y en avoir une, imposante
Autour du Vaisseau et concernant le poète aussi.
Une aura, comme une couche de magnifique autour
Ou plutôt, comme une impression de magique en nous ;
Voici LE VAISSEAU D’OR du poète maudit :
Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif :
Ses mâts touchaient l’azur, sur des mers inconnues ;
La Cyprine d’amour, cheveux épars, chairs nues,
S’étalait à sa proue, au soleil excessif.
Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l’Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.
Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine, Névrose, entre eux ont disputés.
Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu’est devenu mon cœur, navire déserté ?
Hélas ! Il a sombré dans l’abîme du Rêve !
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Le monde a perdu le nord !
Comment pouvons-nous perdre le nord à bord d’un Vaisseau qui ne va nulle part ? En fait, ce n’est pas que nous ne sachions où aller géographiquement ; après tout, nous n’avons pas le contrôle sur la direction de notre vaisseau : la Terre. Nous sommes perdus, mais cela a plus à voir avec notre façon de vivre sur notre Vaisseau. Nous avons de la difficulté à en assurer la coexistence pacifique entre les humains, la santé de son écologie et la survie des espèces.
Nous avons donc perdu le nord au sens où nous avons perdu le contrôle de nos vies. Nous vivons à bord de notre Vaisseau de manière dangereuse pour notre survie et celles de milliers d’espèces et nous ne favorisons le bonheur que d’une bien faible proportion de l’équipage du Vaisseau.
Ainsi, nous sommes « perdus dans l’espace ». Perdus dans la gouvernance de nos mondes respectifs, notre Vaisseau va donc à la dérive. Tel un Vaisseau fantôme que l’équipage distrait aurait déserté, nous errons malheureusement. L’humanité unifiée n’est pas au gouvernail de son Vaisseau ; on dirait bien que le Vaisseau dort, pour le moment…
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Triste-heureux [1]
Longtemps nous avons cru notre Vaisseau fait d’or massif
Presque sans faille et trempé pour l’éternité ;
Nous dansions sous les soleils de plomb
Et nous chantions jusque dans les longs hivers
C’était la fête, en toutes saisons.
Aujourd’hui, dessus le pont,
C’est un Vaisseau fragile que nous découvrons
Ses flancs diaphanes sont malmenés par nos excès
Et nous nous réveillons, après la virée,
Dans les tempêtes que nous avons semées ; parmi les récifs.
(…)
Heureusement, il y a aussi la pluie et les nuits
Pour réparer nos cœurs, meurtris ;
Et il y a l’art aussi et les sourires qui s’affichent
Et les cœurs généreux au milieu des jours, frileux.
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La fin des milliardaires
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Ce dont il m’a parlé aujourd’hui m’a fortement interpellé : une équipe des médias de chez nous s’apprête à mettre sur pied une grande aventure multiplateforme (télé, web, radio et presse écrite) qui pourrait durer assez longtemps et faire pas mal jaser. Juste le titre : La fin des milliardaires, ça m’a accroché tout de suite ! Il paraît que cette aventure pourrait même voir le jour presque simultanément dans plusieurs pays.
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Toujours est-il que cette Béatrice serait l’instigatrice de ce projet auquel bien peu de gens croyaient à priori. On la disait utopiste (comme tous ceux qui démarrent de grands projets novateurs !) et un peu mégalomane. Réal se souvient très bien des discussions de corridor, alors qu’il travaillait avec elle. Le projet était alors embryonnaire, mais il suscitait déjà de vifs débats : était-ce réaliste, éthique ? Le monde était-il mûr pour une telle aventure ? Quelles avenues permettraient de présenter adéquatement le sujet ? Et comment unifier une perspective qui pourrait dépasser les frontières habituelles ?
(…)
« Quand on parle de grandes idées pour remplacer la quête de la richesse, me dit-elle, je pense bien que les gens vont se rendre compte qu’il y a plusieurs de ces projets écologiques ou humanitaires qui font vraiment rêver ! Les grands organismes d’aide aux humains ou à l’environnement possèdent déjà des moyens audiovisuels très efficaces allant de films ou documentaires jusqu’aux échanges bien huilés à travers les réseaux sociaux. Ils pourront sans difficulté se glisser directement et en continuité dans la programmation de l’émission. Pour eux, c’est une fenêtre de diffusion exceptionnelle et pour nous, c’est une occasion fabuleuse ! Pas besoin de tout créer, une bonne partie du matériel est déjà pratiquement fonctionnel. »
(…)
Au fil de l’écriture de mon manuscrit, j’ai lu le conte d’Alice au pays des merveilles. J’ai découvert qu’Alice se faisait rabrouer régulièrement, et souvent vivement, par la plupart des êtres fantastiques qu’elle rencontrait. Il n’y avait pas que du bonbon dans ses rencontres, bien au contraire. Pourtant, c’est l’aspect merveilleux d’un tel voyage qui ressort de cette histoire. Peut-être parce qu’Alice avait une grande capacité à ne pas accrocher à ces moments difficiles et déplaisants, à les négocier simplement, tout en passant à d’autres aspects, souvent agréables et même fascinants, qui se présentaient dans la même foulée.
(…)

[…] — Ça n’a aucun sens ! cria Alice. Quelle idée de prononcer d’abord la sentence !
— Tais-toi donc ! ordonna la Reine, qui devenait écarlate.
— Non !
— Décapitez-la ! hurla la reine de toutes ses forces.
Personne ne bougea. […]
Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles (Paris : Édition Générale Française, 2009), page 160. Édition et traduction de Laurent Bury. Illustration Sir John Tenniel.
(…)
Béatrice reprend : « C’est fou de ne pas se rendre compte que personne ne vaut des milliards, ni même des millions ! Incroyable que toutes nos années d’école et d’éducation en famille ne nous aient pas instruits de l’évidente importance de redistribuer équitablement les profits des entreprises. Ces profits sont le fruit du labeur et de l’organisation d’une collectivité et doivent donc revenir à la communauté, pas seulement à quelques-uns. Ce n’est même pas si difficile de comprendre, me semble-t-il, que lorsqu’on a la “chance » de mettre sur pied un créneau entrepreneurial générant des profits exorbitants, il faut absolument partager avec les moins “chanceux” en payant plus d’impôts, pour créer un monde où l’on peut être heureux de façon plus stable, au-delà des chances et malchances ! Comment ça se fait qu’on ne vise pas que des rêves réalistes sur Terre ? Des rêves qui préservent l’environnement et bénéficient à tout le monde ! »

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Je travaille actuellement à peaufiner des versions anglaises des trois livres électroniques. Je les publierai probablement sur les mêmes plateformes en ligne que la série en français.
L’anglais est l’une des langues les plus utilisées pour échanger à travers les différentes cultures. Chose certaine, c’est la seule langue qui m’est un peu plus accessible parmi celles qui sont plus répandues.
Les versions anglaises que je publierai seront probablement imparfaites au point de vue de la langue. Mais j’ai l’impression qu’avec les moyens disponibles actuellement, DeepL translator par exemple, les livres seront tout de même bien accessibles.
L’unification de l’humanité autour des enjeux fondamentaux que sont la paix et l’environnement m’apparait essentielle. Je fais ce que je peux pour aider à tendre vers cela…
Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
Anthem, Leonard Cohen
Sur le blogue:
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