35. Guignolée, fin de vie, surpopulation et congrès politique

Cette semaine, j’ai passé la guignolée pour l’organisme où je fais du bénévolat. À priori, je n’ai pas d’atomes crochus avec ce genre de collecte, mais… l’expérience a été enrichissante, même s’il s’agit tout de même d’une activité épuisante, un peu comme lorsque j’enseignais. Je m’efforçais d’être bien présent, ouvert à tout le monde et à la tâche que j’accomplissais : aller à la rencontre des flots de gens sortant du métro, leur sourire — sans attentes particulières — en déclamant sommairement et régulièrement le but de notre guignolée, persister et rafraîchir continuellement la présentation malgré le bien peu de participation…

Jeune femme faisant la charité. Léon Bonnat, 1863.

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33. Gros nuages et perspective merveilleuse

Occurrence ténébreuse #1. Photo : Benoît Guérin, 2019.

Gros titre du journal ce matin : « La planète se dirige vers la catastrophe. » Au lendemain de ma rencontre avec Béatrice, au pays des merveilles, mettons que ça place quelques nuages dans le ciel. Le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) explique qu’un an après l’Accord de Paris, les efforts des pays signataires sont nettement insuffisants pour espérer demeurer sous le seuil minimal d’augmentation de la température fixé à 2 degrés Celsius. Il nous prévient — une fois de plus ! — que, si la tendance se maintient, nous pavons le chemin d’un avenir misérable à des centaines de millions de personnes. Des centaines de millions de personnes ! ☹ Continuer la lecture

32. Les trois ciels de la solidarité

Après deux reports de date de rendez-vous, je vais enfin retrouver Béatrice pour travailler un peu sur son projet. L’automne est chargé et notre dernière rencontre d’été, où Réal était des nôtres, a été plutôt légère.

Nous avons rendez-vous dans un grand café, près de chez nous. Il fait encore un peu soleil en cette fin d’après-midi du début novembre et j’ai pris une longue marche dans le quartier avant de me rendre au café. Attablé depuis une quinzaine de minutes près d’une fenêtre ensoleillée, je respire un bon coup en regardant passer les gens et virevolter les feuilles… Béatrice arrive et me salue cordialement. Toujours aussi souriante, mais peut-être un peu moins pétillante ? À moins que ne projette ma fatigue à moi en la regardant ! Qui sait…

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20. Brèves retrouvailles

Le printemps tarde à donner sa pleine mesure. Tout est au ralenti. C’est une longue période de latence où la pluie et la fraîcheur trônent. Les journées plus chaudes et ensoleillées sont rares. Le règne de mon rhododendron aux énormes grappes de fleurs violacées achève tandis que sa voisine azalée, dans ses robes roses qu’elle déploie au fil des jours, embaume avec l’exubérance prononcée des parfums de grandes soirées.

Exubérance printanière. Photo : Benoît Guérin, 2018.

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19. Magnolia et congrès solidaire

Mon magnolia devant la maison est en fleurs depuis quelques jours déjà. Je dis « mon » magnolia, car je l’ai choisi, magasiné et planté avec amour ! 😊 C’était à l’été de notre arrivée au deuxième étage du duplex où nous sommes actuellement copropriétaires. Je retrouvais alors un contact avec la terre, que j’avais perdu depuis l’adolescence en vivant dans des logements en location.

Mon magnolia. Photo : Benoît Guérin, 2017.

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18. Inondations, réchauffement climatique et politiques à développer

Le printemps est assombri par les imposantes et nombreuses inondations. Des milliers de personnes ont essayé désespérément de sauver les meubles en s’affairant, nuit et jour, à barricader leur maison ou à pomper l’eau avec les moyens du bord. D’autres ont été forcés de quitter la demeure en catastrophe à la suite de hausses subites et majeures du niveau d’eau. Plusieurs sont déplacées dans des endroits de survivance, loin de leur foyer en perdition avancée. Des lendemains très difficiles se profilent pour toutes ces personnes !…

Napoléon visitant Tarascon lors des inondations de 1856. William Bouguereau, 1856.

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17. Humanité solidaire et écologique : une saucette politique

Hier soir, Dorothée et moi sommes allés à une première assemblée politique. Une assemblée de comté du parti politique auquel nous adhérons le plus, et dont nous sommes d’ailleurs membres depuis quelques années. Il s’agit du même parti dont j’avais vanté à Réal l’orientation nettement écologique et solidaire la semaine dernière. Continuer la lecture

9. Fin mars au café : pays nordiques, jeunesse et humanité unifiée

Assis à la même table qu’il y a deux semaines, j’attends Béatrice. Il pleut depuis hier matin et la température oscille autour de zéro degré Celsius. Les bancs de neige diminuent lentement. Nous sommes entre deux saisons et le paysage en témoigne clairement.

Dans ce contexte, il fait bon être assis au chaud devant un bon café latté ! Le visage de Réal me revient en mémoire. Il apprécie ses premiers temps de retraite où il peut prendre une distance avec quelque projet que ce soit. Je comprends très bien, car lors de mon arrivée à la retraite, j’ai tellement apprécié prendre le temps de vivre, en dehors de toutes préoccupations particulières. Le travail à temps plein est, bien souvent, tellement exigeant ! Continuer la lecture

7. Âge d’or et fleur de l’âge

Une période de prospérité et de bonheur. Quelle belle définition de l’âge d’or ! Je viens tout juste de la dénicher sur internet. Évidemment, l’âge d’or peut aussi signifier la vieillesse ou les personnes âgées, mais je reviens à ma première découverte. Cette période de prospérité et de bonheur me semble nettement mieux correspondre à ce dont je veux vous parler. Continuer la lecture

5. Un dimanche avec Béatrice : économie, solidarité et milliardaires

J’ai hésité avant de rappeler Béatrice, mais j’ai fini par le faire. Réal n’était pas disponible, mais nous avons tout de même pris rendez-vous, elle et moi. J’ai suggéré le même café que la première fois. Oui, je sais, je suis parfois un peu statique ! 😐 Continuer la lecture